Modification de la loi relative à l’état d’urgence :les organisations des droits de l’homme crient au scandale

Modification de la loi relative à l’état d’urgence :les organisations des droits de l’homme crient au scandale

La modification de loi relative à l’état d’urgence est un abus . c’est au moins l’avis des organisations de la société civile .Selon la Radho,la LSDH et Amnesty International,cette loi est un coup porté à la séparation des pouvoirs. »Une telle marginalisation de l’Assemblée nationale sur des questions aussi importantes que l’exercice des droits des citoyens dans un contexte de gestion des situations d’urgence sécuritaire et sanitaire est inacceptable dans un État de droit fondé sur la séparation des pouvoirs constitutionnels  »,se désolent Assane Dioma et Cie dans un communiqué .Ainsi ils ajoutent : « Dans un tel système la séparation des pouvoirs exécutif , législatif et judiciaire revêt un statut de droit fondamental qui est inséparable de la protection des droits et libertés consacrés et garantis aux citoyens ».
En effet la société civile rejettant les arguments du gouvernement concernant cette loi , souligne que l’urgence sanitaire est différente de l’urgence sécuritaire .Elle consiste ,d’après ces organisations toute la population et affecté tous les aspects de la vie sociale , économique,publique comme privée du pays . »Elle ne peut donc pas relever une loi , même modifiée sur l’état d’urgence comme l’envisage le gouvernement dans son projet de loi »,rencherissent t-elles .
Le projet de loi relatif à l’état d’urgence et à l’état de siège a pour objectif principal d’introduire dans la législation sénégalaise un régime juridique de gestion de crises, catastrophe naturelle ou sanitaires qui permettra à l’autorité administrative de prendre ,en dehors de la proclamation de l’état d’urgence ,des mesures visant à assurer le fonctionnement normal des services  et la protection des populations.en résumé un projet qui va permettre à l’autorité  de se passer toute habilitation de la représentation parlementaire ,chaque fois qu’il s’agira des gestions de crises ou catastrophe naturelles ou sanitaires.

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