La Corée du Sud durcit ses restrictions face à la propagation du Covid-19

La Corée du Sud durcit ses restrictions face à la propagation du Covid-19

Pour la troisième journée consécutive, les nouveaux cas de contamination restent sous la barre des 300 cas quotidiens en Corée du Sud (299 pour la journée de samedi), mais les autorités sanitaires restent mobilisées face à la résurgence de la pneumonie virale. Un nouveau durcissement des mesures de restrictions Covid-19 dans le Grand Séoul entre en vigueur ce dimanche 30 août.

Impossible de consommer sur place. Le café, dont raffolent les urbains en Corée, se résument désormais à un gobelet en carton disponible uniquement à emporter. Pour les restaurants, le service en salle est autorisé jusqu’à 21h. Ensuite, il faut là aussi partir avec sa commande.

Les autorités avaient déjà interdit les cérémonies religieuses. Clubs de sport, salles de jeux en ligne, billards, karaokés : tous les rassemblements de plus de dix personnes sont interdits. Une mesure qui change la vie des parents : de nombreux « Hwagon », les cours de taekwondo par exemple et autres activités après l’école sont eux aussi suspendus dès lors que les élèves sont plus de dix à y assister.

Télétravail et limitation des visites aux personnes âgées

Plus généralement, les responsables de la lutte contre la pneumonie virale demandent d’éviter au maximum les contacts. C’est la fin des visites dans les maisons de soins pour personnes âgées. Un tiers des fonctionnaires des agences gouvernementales et des institutions publiques devront également travailler à domicile, le télétravail étant aussi vivement recommandé dans les entreprises.

Ces nouvelles directives barrières « adaptées » aux groupes vulnérables et aux zones à risques, sont prévues pour durer jusqu’à dimanche prochain. La Corée qui n’a jusqu’ici jamais été confinée avance à petits pas pour ne pas bloquer son économie. Un demi-cran de plus, correspond donc au niveau 2,5 de la distanciation sociale, avant de passer, si le virus ne ralentit pas, au niveau 3.

Démultiplication des clusters

Ce système de gradation chiffré n’existait pas au début de la crise sanitaire. L’échelle des alertes montait alors jusqu’à « Simgak » – « sérieux » et « très sérieux » – comme à Daegu, épicentre de l’épidémie en février, où un nouveau cluster a été découvert ce week-end dans une église protestante. « Il y a tellement d’approches différentes du Covid-19 dans le monde, relevaitLaura Bicker, la correspondante de la BBC à Séoul, vendredi 28 août. La Corée du Sud signale 4 000 cas en un mois et affirme que l’heure est au télétravail. Le Royaume-Uni signale 4 000 cas par semaine et estime qu’il est maintenant temps de retourner au bureau. »

Jusqu’alors, la Corée du Sud est parvenue à juguler la propagation du SARS-CoV-2 en testant massivement, en traçant et en isolant les personnes infectées. Ce qui a changé ces dernières semaines, c’est la démultiplication rapide des clusters qui complique la remontée du parcours du virus. Une inquiétude liée également à la densité de population, la capitale sud-coréenne et sa région comptant la moitié des habitants du pays.

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