Emmanuel Macron promet d’ »accélérer les transformations »

Emmanuel Macron promet d’ »accélérer les transformations »

Lors d’une rencontre avec les journalistes de la presse présidentielle ce vendredi en fin de journée, le chef de l’Etat a défendu sa gestion de la crise sanitaire, sa stratégie de relance et évoqué la « banalisation de la violence ».

« La modernisation, la transformation du pays ne peut pas s’arrêter », a insisté Emmanuel Macron ce vendredi après-midi lors d’une rencontre avec 70 journalistes français et étrangers. « La vie du pays est rythmée par la crise sanitaire qui se poursuit », a constaté le chef de l’Etat qui a promis que le plan de relance, qui sera présenté jeudi prochain va permettre « d’accélérer les transformations ». Il a au passage annoncé qu’il comptait poursuivre la réforme du système de retraites, une réforme « nécessaire » qui sera évoquée en octobre avec les partenaires sociaux et « réajustée au vu des chiffres, des données, du contexte ». « Nous avons rendu hommage à la deuxième ligne, ces hommes et ses femmes des métiers de l’alimentation, ces caissiers, caissières (…), ce sont les sacrifiés de notre système actuel qui est un système anti-héros du Covid », a t-il plaidé.

Interrogé par les membres de l’Association de la presse présidentielle sur la recrudescence de violence, le président n’a pas repris le terme d’ensauvagement, utilisé par son ministre Gérald Darmanin. « Je parlerais d’une banalisation de la violence », a t-il précisé en évoquant « un patriotisme républicain à consolider ». « On a mis des moyens », a t-il rappelé en évoquant les 10 000 fonctionnaires de police et de gendarmerie supplémentaires. « Ceux qui attire notre attention sur cette situation sont ceux qui ont massivement réduit les moyens de la police et de la gendarmerie. Parfois, l’histoire bégaie », a t-il ajouté à l’intention des responsables politiques de droite très critiques. « Il faut une réponse rapide et la plus sûre possible sur le plan judiciaire. Et là, nous n’avons pas la réponse, mais ce n’est pas la faute des magistrats, a t-il admis. Quand un délinquant est appelé devant le juge 6 à 8 mois plus tard et qu’il purge sa peine 12 à 18 mois après les faits, ça n’a aucune vertu pédagogique. Et pour la victime, c’est insupportable. L’effectivité et la rapidité de la peine est un élément clé pour réduire la violence. » Des propositions doivent être formulées à ce sujet par ses ministres de l’Intérieur et de la Justice lors du prochain séminaire gouvernemental. Mais « il n’y a pas de solution magique », a reconnu Emmanuel Macron.

François Bayrou sera bien haut commissaire au Plan

Alors que la question de la gratuité des masques est posée, notamment dans les établissements scolaires, par de nombreux responsables politiques, il a invité les Français à comparer la situation hexagonale avec ce qui se fait ailleurs. « Quel pays a autant socialisé l’accompagnement sanitaire, économique et social ? Très peu, aucun. On a eu un débat sur les masques gratuits, sincèrement fou… Quel pays au monde en a distribué autant que nous -55 millions de masques ont été distribués à 7 millions de familles ? On peut toujours faire mieux, en particulier pour les plus modestes mais je ne veux pas qu’on puisse dire que ns ne sommes pas au rendez-vous de cette exigence sociale », s’est-il défendu.

Emmanuel Macron a aussi confirmé qu’il nommera le président du Modem haut commissaire au Plan le 3 septembre prochain. « Nous avons besoin de retrouver un sens du temps long et la capacité à planifier. Je sais que François Bayrou y réfléchit depuis longtemps. C’est tout sauf un lot de consolidation. C’est une responsabilité importante. Et c’est pour cela que j’écrirai moi-même sa lettre de mission », a expliqué le chef de l’Etat.

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