Coronavirus: la liberté de déplacement au sein de l’UE mise à mal

Coronavirus: la liberté de déplacement au sein de l’UE mise à mal

Pour les frontières européennes, le deuxième vague de fermetures est bel et bien arrivée. Il y a eu d’abord la Hongrie qui ferme ses portes aux non-résidents depuis ce mardi et depuis ce mercredi c’est maintenant la Pologne qui interdit les vols directs en provenance de 44 pays dont trois pays de l’Union européenne.

Dans la liste des pays avec lesquels les vols sont interdits, la Pologne a inscrit Malte, l’Espagne et la Roumanie. Cette différenciation avec les autres pays de l’Union fait grincer des dents au sein de la Commission européenne.

L’UE a déjà la Hongrie dans son collimateur car la seule exception à la fermeture des frontières magyares est l’autorisation d’entrée accordée aux Tchèques, Polonais et Slovaques en bonne santé (ceux qui peuvent fournir un test négatif au coronavirus daté de moins de cinq jours).

La solidarité des quatre pays du groupe de Visegrád en Europe centrale est un grand classique, mais dans une lettre au gouvernement hongrois, la Commission européenne avertit ce lundi que cette décision discriminatoire contrevient au principe de libre-circulation de l’espace Schengen.

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Il faut cependant souligner que jusqu’ici la Commission a souvent prêché dans le désert. Comme en mars lorsqu’elle avertissait en vain que les fermetures de frontières étaient jugées inefficaces par l’Organisation mondiale de la santé. En juin, la Commission avait d’ailleurs renoncé à imposer une date contraignante de réouverture pour les frontières internes.

Dans ce contexte, l’Allemagne, qui exerce la présidence semestrielle de l’UE, va proposer mercredi une harmonisation de la gestion des frontières, une réponse cohérente pour « préserver l’intégrité de l’espace Schengen ».

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